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Le Nobel de médecine 2017

C’est le rendez-vous international qui récompense les plus grands esprits, les plus grandes avancées dans les nombreux domaines qui structurent notre société, notre savoir et une fenêtre ouverte sur notre avenir.

 

C’est un rituel qui a commencé pour la première fois en 1901, suivant les derniers vœux d’Alfred Nobel, l’inventeur de la dynamite. Chaque année, des personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité », par leurs inventions, découvertes et améliorations dans différents domaines de la connaissance, par l’œuvre littéraire la plus impressionnante sont récompensés par l’académie royale des sciences de Suède. Petite exception pour le Nobel de la paix qui est remit par Le Comité Nobel norvégien.

 

Vous vous demandez sûrement pourquoi cette année nous nous sommes penchés sur cette remise de prix ? C’est simple, le Nobel de médecine 2017 a mis en lumière la découverte de 3 chercheurs Américains Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young pour leurs découvertes sur les mécanismes moléculaires contrôlant les horloges biologiques. Les lauréats ont réussi à isoler, sur des mouches du vinaigre, un gène contrôlant le rythme biologique quotidien et à montrer comment ce gène encode une protéine qui s’accumule dans une cellule durant la nuit et se dégrade pendant la journée.

On vous l’accorde, présenté comme ça, ça ne vous parle peut être pas, alors on vous explique !

Les mécanismes étudiés par ces 3 chercheurs sont des éléments essentiels pour comprendre le rythme biologique quotidien et les répercussions s’il est modifié. Ainsi, avec cette étude, on va pouvoir comprendre pourquoi des personnes voyageant sur de longues distances souffrent du syndrome du décalage horaire (“jetlag”) et en quoi ces phénomènes peuvent accroître les risques de maladies. Mais aussi d’expliquer “comment les plantes, les animaux et les humains adaptent leur rythme biologique de manière à ce qu’il soit synchronisé avec les révolutions de la Terre”, écrit l’Académie royale de Suède dans un communiqué.

Si elles sont du principal ressort de la physiologie, ces recherches chrono-biologiques ont aussi des implications médicales, comme une meilleure compréhension des troubles du sommeil héréditaires ou encore une aide pour identifier les troubles de sommeil et de rythme biologique. “L’horloge régule des fonctions essentielles telles que le comportement, les niveaux d’hormones, le sommeil, la température du corps et le métabolisme”, souligne encore l’académie suédoise.

 

Par exemple, les personnes victimes de la maladie de Parkinson subissent souvent des troubles du sommeil, probablement dus à ces perturbations du contrôle du rythme quotidien, qui entraînent à leur tour des dysfonctionnements au niveau cérébral, un cercle vicieux qui peut être stoppé ou plutôt minimisé grâce à cette étude. Ces mêmes cycles de sommeil ont aussi des conséquences sur les troubles de l’humeur et peuvent influer dans le traitement de la dépression ou des troubles bipolaires. Enfin, ces résultats vont permettre de préciser les conséquences sur le sommeil de la lumière bleue véhiculée par les écrans, au moment du coucher (c’est pas trop tôt !).

 

Depuis plusieurs années, le sommeil est un véritable sujet de société, et ce prix de médecine vient confirmer cette tendance. C’est aussi la preuve scientifique que votre sommeil est un important facteur de bien-être à la fois immédiat mais aussi à long terme et, surtout, le meilleur moyen de limiter les chances de pathologie liées aux non respect de vos cycles.

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