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2018, tout simplement.

Quelques jours seulement après les fêtes et vous êtes déjà le nez dans le guidon, “métro-boulot-dodo”, laissant par la même occasion vos belles intentions ou résolutions pour 2018 sur le bas-côté… Oui, pas top pour un début d’année, mais on a une solution, et comme d’habitude, on a cherché la simplicité avec une seule résolution (oui oui, une seule !).

 

« Le risque de mettre plus de chose à faire dans notre vie, c’est de mettre moins de vie dans ce que nous faisons »

 

Cette citation de Thomas d’Ansembourg résume bien notre proposition. En effet, 2017 a été intense, stressante, stimulante et cette mécanique s’emballe toujours un peu plus. Le monde s’accélère et grâce au digital, en un clic, on peut se connecter à l’autre bout de la planète. Le champ des possibles s’ouvre avec des horizons infinis, les barrières entre le travail et la maison sont de plus en plus floues, ce qui laisse place à des formes de travail exportées. Bosser avec son ordinateur d’un espace de coworking, un dimanche, un soir tard, répondre à un mail (pas si urgent)… Et puis une chose en amenant une autre, on sombre dans l’hyperconnexion quotidienne. Entre Instagram, Facebook, Snapchat,… Nos sens, et notre vue (principalement) sont absorbés par des informations stimulantes, mais loin d’être importantes, non ?

 

« Humanbeing » pas seulement des « humandoing »

Derrière cette euphorie digitale, nous nous éloignons de l’essentiel, des choses qui aident notre corps à se régénérer naturellement comme le temps, ou la nature. Ici, on ne parle pas de temps chronologique, ni de temps digital, mais bien de temps organique. Celui de la nature. Celui qui pousse la nature au changement, les arbres à lâcher leurs feuilles à l’arrivée de l’hiver, celui qui invite le mammifère à ralentir. C’est ce temps organique qui compte réellement, et dont nous nous éloignons petit-à-petit. On s’étonne toujours d’être fatigués, déphasés, épuisés, intolérants à ceci, à cela… Mais au fond, on sait tous que c’est de la nature, de notre nature que nous nous éloignons !

En Grèce antique, il y avait 3 divinités pour parler du temps : Chronos, le dieu du temps de l’horloge (celui qu’on calcule, prévoit, maîtrise – l’homme adore maîtriser), Kairos, le dieu du temps suspendu (celui des opportunités, des coïncidences, de l’amour) et Éon, le dieu du temps qui se répète (celui des cycles, des jours, des saisons).

Notre société industrielle a mis sur un piédestal la productivité, l’instantanéité et une valorisation excessive de notre rapport « chronométrique » au monde. La tentation de courir toujours plus vite pour nous rapprocher toujours plus rapidement du mur. C’est à ce moment qu’il faut dire “STOP”, ralentir, faire un pas de côté pour discerner le chemin à prendre clairement, prendre du recul et reprendre de l’élan pour vivre sa vie, sans contrainte extérieure.

 

La nature : porte d’entrée vers le bien-être ?

Depuis des milliards d’années, la Nature invente, explore, teste et améliore des systèmes féconds, économes, résilients et beaux. Quand on y regarde de plus près, rien n’est à jeter. La nature est une affaire qui marche !

Il y a donc bien de quoi s’émerveiller et à l’heure des bonnes résolutions, et de la tentation de nous rajouter quantitativement la pression (plus de sport, moins de fast-food), et si on regardait simplement l’existant en se demandant comment  prendre soin de soi (et de ceux qui nous entourent), des équilibres auxquels on contribue. Prendre le temps de « prendre le temps » pour une marche en forêt, méditer sur nos forces et arrêter de pointer du doigt ses faiblesses ?

La différence entre une intention prise par la tête, et une intention prise par la tête, le cœur et le corps, c’est que cette dernière, a plus de chance de bénéficier de la magie de la nature pour se mettre en mouvement. La nature agit, ici, comme catalyseur, terreau fertile qui permet à notre tête, notre cœur et notre corps de faire connaissance, de dialoguer, de se retrouver dans une temporalité organique, sensorielle et respectueuse de notre vraie nature.

 

Alors le conseil qu’on vous propose, c’est que quelle que soit vos résolutions, ou non-résolution pour 2018, offrez-vous un break, une aventure à la campagne pour vous trouver, sans réseau, sans boite mail, juste vous et votre volonté de faire de 2018, l’année des bons jours, tout simplement !

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